L'argent public investi dans des organisations comme Action contre la Faim n'est pas une générosité abstraite. C'est un investissement stratégique qui protège les Français.
Prévenir une crise humanitaire à l'étranger coûte 5 à 10 fois moins cher que d'en gérer les conséquences en France (migrations, épidémies, instabilité).
Un foyer de choléra, d'Ebola ou d'une pandémie non contenu à sa source peut atteindre l'Europe en quelques semaines. Financer une ONG sur le terrain, c'est traiter le problème avant qu'il arrive ici.
La grande majorité des personnes déplacées souhaitent rester près de chez elles. Stabiliser les zones de crise réduit les migrations forcées — et leur coût pour les systèmes européens d'accueil.
Les zones stabilisées deviennent des partenaires commerciaux pour les entreprises françaises. Les ONG contribuent à recréer des économies locales, des débouchés et des emplois indirects en France.
La France déploie des forces militaires dans les mêmes zones où interviennent les ONG. L'aide humanitaire réduit le terreau du conflit et du terrorisme — alternative moins coûteuse à l'intervention armée.
Pour chaque euro institutionnel versé à Action contre la Faim, 88,4 centimes vont directement aux missions de terrain. Les ONG spécialisées sont 3 à 5 fois plus efficaces qu'une administration publique pour le même résultat. Les 11,6% restants couvrent la collecte (6,4%) et le fonctionnement (5,2%).
Perception habituelle "On donne l'argent des Français à des gens loin de chez nous"
Réalité stratégique "On investit pour que les crises d'ailleurs ne deviennent pas nos crises — à un coût 10× inférieur"